CardoMint
Guide

Le JCC Pokémon, pour commencer.

Comment le jeu s'organise, comment on lit une carte, ce que contiennent les boîtes, et ce qui fait qu'une carte vaut plus qu'une autre. Tous les chiffres cités viennent du catalogue de CardoMint — tu peux les vérifier en l'ouvrant.

Blocs, séries, sets : comment tout est rangé

Trois niveaux, du plus large au plus précis. C'est la hiérarchie que suivent tous les filtres de CardoMint.

Le bloc — une époque

« Écarlate et Violet », « Épée et Bouclier », « Méga-Évolution ». Un bloc couvre deux à trois ans de sorties et porte son propre style de carte. CardoMint en compte 33, des premières cartes Wizards de 1999 à aujourd'hui.

La série — une extension

« Nuit Noire », « Chaos Ascendant », « Destinées de Paldea ». C'est ce qu'un joueur appelle « un set » : une centaine à trois cents cartes qui sortent ensemble, avec leur logo et leur symbole. 1 009 séries au catalogue.

La carte — un numéro dans sa série

Une carte n'existe que par le trio nom, série, numéro. « Pikachu » seul désigne 98 cartes différentes — c'est pour ça que CardoMint identifie tout par ces trois champs à la fois.

Lire une carte

Tout ce qui identifie une carte est imprimé dessus, en bas.
Le numéro, en bas à gauche
013/094 : la treizième carte d'un set qui en compte 94. Le dénominateur est celui de la numérotation imprimée — les raretés secrètes le dépassent, d'où des cartes en « 097/094 ».
Le symbole de rareté
Juste à côté du numéro : un rond, un losange ou des étoiles. C'est lui qui dit la rareté, pas le mot écrit sur les sites.
Le symbole du set
Un petit logo propre à la série. Deux cartes du même Pokémon avec le même numéro se départagent par lui.
L'illustrateur
« Illus. takuyoa », en tout petit. 30 761 cartes du catalogue portent le nom de leur illustrateur, et on peut chercher par ce nom.
Le code de la série
« PFLn », « ME05 » : deux à six lettres qui abrègent la série. C'est ce que les vendeurs écrivent dans leurs annonces.
Les PV et le type
En haut à droite. Le type — Feu, Eau, Plante… — sert au jeu, et sert aussi à filtrer une collection.

Les raretés, du plus courant au plus rare

Le symbole imprimé est la seule source fiable : une même carte se dit « rare » ou « ultra rare » selon le site qui en parle.
  • CommuneLe rond plein. Les cartes les plus fréquentes d'un set.
  • Peu communeLe losange. Une par booster environ.
  • RareL'étoile noire. Une par booster, garantie.
  • Double rareDeux étoiles noires — les cartes « ex » de l'ère actuelle.
  • Illustration rareUne étoile dorée : la carte reprend son Pokémon dans un décor.
  • Illustration spéciale rareDeux étoiles dorées, l'illustration pleine carte.
  • Hyper rareTrois étoiles dorées en triangle — la carte « or ».

CardoMint dessine ces symboles sur chaque carte du catalogue, et permet de filtrer une série par rareté.

Les versions d'une même carte

Une carte peut exister en plusieurs impressions. Elles portent le même numéro et n'ont pas la même valeur.
Normale
L'impression de base. C'est celle qu'on trouve le plus souvent.
Reverse
Le fond de la carte est brillant, l'illustration reste mate. Une par booster. Souvent plus recherchée que la normale.
Holo
C'est l'illustration elle-même qui brille. Réservée aux cartes rares, et déclinée en motifs — Cosmos, Pokéball, Masterball…
1re édition
Un tampon sur les cartes du premier tirage, sur les sets anciens. C'est le facteur qui pèse le plus lourd sur les cartes des années 1999-2002.
Pourquoi ça compte
Deux exemplaires d'une même carte, l'un normal et l'autre reverse, peuvent aller du simple au triple. CardoMint garde la version de chaque exemplaire acheté.
Le tampon
Logo de série, « Staff », le nom d'un joueur : certaines cartes portent une marque de distribution qui en change complètement la valeur.

Les produits scellés, de la plus petite boîte à la plus grande

Le catalogue en compte 24 familles. Voici les six qu'on rencontre en premier.

Le booster

Le paquet de base : une dizaine de cartes, dont une rare garantie. C'est l'unité que toutes les autres boîtes contiennent.

Le blister

Un ou deux boosters sous plastique, souvent avec une carte promo exclusive et un jeton.

Le Coffret Dresseur d'Élite (ETB)

Huit à onze boosters, des protège-cartes, des jetons et une boîte de rangement. Le format le plus offert.

Le display

Trente-six boosters d'une même série, dans leur présentoir d'origine. C'est le format que suivent les investisseurs.

Le coffret / la Pokébox

Deux à cinq boosters autour d'une carte promo — souvent une figurine ou une carte jumbo.

La collection Ultra-Premium (UPC)

Le plus gros format : une vingtaine de boosters, des cartes exclusives et un rangement rigide.

1 089 de ces boîtes déclarent au catalogue ce qu'elles contiennent, booster par booster, et 1 575 cartes garanties y sont nommées une par une.

La gradation, ou « le grading »

Faire évaluer une carte par une société indépendante, qui la note et la scelle dans une coque.
Ce que ça change
Une carte notée 10 peut valoir plusieurs fois la même carte non gradée. En dessous de 8, l'écart se resserre beaucoup.
Les sociétés
PSA, BGS, CGC, PCA, CCC, CollectAura. CardoMint en connaît 6, avec leurs 113 notes réelles.
Chaque société a son échelle
PSA va de 1 à 10 ; BGS ajoute un « 10 Black » ; CCC écrit « 10 Neuf+ ». Sept notes différentes commencent par « 10 » — un simple nombre les confondrait toutes.
Quand ça vaut le coup
Le tarif d'une gradation est fixe. Sur une carte à quelques euros, il dépasse souvent la valeur ajoutée.
Sur une carte non gradée
On parle d'« état » : 9 niveaux, de Mint à Poor. C'est une appréciation du propriétaire, pas un verdict.
Dans CardoMint
Une carte gradée affiche sa note à la place de son état — la coque porte le verdict, et on ne le retape pas.

Ce qui fait qu'une carte vaut plus qu'une autre

Six facteurs, du plus au moins déterminant.
  1. 1. La carte elle-même

    Le Pokémon, l'illustration, et la demande qu'ils créent. Un Dracaufeu n'a jamais le prix d'un Rattata.
  2. 2. La rareté imprimée

    Le symbole en bas de la carte. Une illustration spéciale rare sort d'un booster sur cent et quelques.
  3. 3. L'état ou la note

    Le facteur qui multiplie tous les autres. Une carte cornée perd l'essentiel de sa valeur.
  4. 4. La version

    Reverse, holo, 1re édition — même numéro, prix parfois triple.
  5. 5. La langue et le marché

    Une carte japonaise, chinoise ou française du même set n'a ni le même tirage ni le même public.
  6. 6. Le moment

    Une réédition, un tournoi, un dessin animé : la cote bouge. C'est pour ça qu'un prix s'affiche toujours avec sa date.

Trois marchés, trois catalogues

L'international, le japonais et le chinois ne sont pas trois traductions d'un même jeu.

International

25 567 cartes sur 336 séries au catalogue.

Japonais

27 080 cartes sur 462 séries au catalogue.

Chinois

14 601 cartes sur 211 séries au catalogue.

Le Japon sort ses extensions en premier, avec un découpage qui lui est propre : une série japonaise ne correspond pas toujours à une série internationale. Taïwan reprend le calendrier et les codes japonais. Les cartes, elles, sont des objets différents — même Pokémon, autre carte.

Par où commencer

Quatre conseils qui évitent les erreurs les plus coûteuses.
Choisis un axe
Une série, un Pokémon, une époque. Collectionner « tout » revient à courir après 67 000 cartes.
Note ce que tu paies, dès la première carte
La date, le prix et le lieu. Reconstituer ça deux ans plus tard est impossible — et c'est exactement ce que CardoMint enregistre.
Protège avant de ranger
Une pochette souple puis une rigide. L'état est le facteur qui multiplie tous les autres.
Vérifie toujours deux prix
Le prix demandé et le prix réellement payé sont deux grandeurs. Regarde les ventes conclues avant de conclure.

Les autres jeux viendront

Ce guide couvre le JCC Pokémon, parce que c'est ce que le catalogue porte aujourd'hui — 69 139 produits sur trois marchés. Magic, One Piece et Lorcana suivront quand leurs catalogues seront là.