Le JCC Pokémon, pour commencer.
Comment le jeu s'organise, comment on lit une carte, ce que contiennent les boîtes, et ce qui fait qu'une carte vaut plus qu'une autre. Tous les chiffres cités viennent du catalogue de CardoMint — tu peux les vérifier en l'ouvrant.
Blocs, séries, sets : comment tout est rangé
Le bloc — une époque
La série — une extension
La carte — un numéro dans sa série
Lire une carte
- Le numéro, en bas à gauche
- 013/094 : la treizième carte d'un set qui en compte 94. Le dénominateur est celui de la numérotation imprimée — les raretés secrètes le dépassent, d'où des cartes en « 097/094 ».
- Le symbole de rareté
- Juste à côté du numéro : un rond, un losange ou des étoiles. C'est lui qui dit la rareté, pas le mot écrit sur les sites.
- Le symbole du set
- Un petit logo propre à la série. Deux cartes du même Pokémon avec le même numéro se départagent par lui.
- L'illustrateur
- « Illus. takuyoa », en tout petit. 30 761 cartes du catalogue portent le nom de leur illustrateur, et on peut chercher par ce nom.
- Le code de la série
- « PFLn », « ME05 » : deux à six lettres qui abrègent la série. C'est ce que les vendeurs écrivent dans leurs annonces.
- Les PV et le type
- En haut à droite. Le type — Feu, Eau, Plante… — sert au jeu, et sert aussi à filtrer une collection.
Les raretés, du plus courant au plus rare
- CommuneLe rond plein. Les cartes les plus fréquentes d'un set.
- Peu communeLe losange. Une par booster environ.
- RareL'étoile noire. Une par booster, garantie.
- Double rareDeux étoiles noires — les cartes « ex » de l'ère actuelle.
- Illustration rareUne étoile dorée : la carte reprend son Pokémon dans un décor.
- Illustration spéciale rareDeux étoiles dorées, l'illustration pleine carte.
- Hyper rareTrois étoiles dorées en triangle — la carte « or ».
CardoMint dessine ces symboles sur chaque carte du catalogue, et permet de filtrer une série par rareté.
Les versions d'une même carte
- Normale
- L'impression de base. C'est celle qu'on trouve le plus souvent.
- Reverse
- Le fond de la carte est brillant, l'illustration reste mate. Une par booster. Souvent plus recherchée que la normale.
- Holo
- C'est l'illustration elle-même qui brille. Réservée aux cartes rares, et déclinée en motifs — Cosmos, Pokéball, Masterball…
- 1re édition
- Un tampon sur les cartes du premier tirage, sur les sets anciens. C'est le facteur qui pèse le plus lourd sur les cartes des années 1999-2002.
- Pourquoi ça compte
- Deux exemplaires d'une même carte, l'un normal et l'autre reverse, peuvent aller du simple au triple. CardoMint garde la version de chaque exemplaire acheté.
- Le tampon
- Logo de série, « Staff », le nom d'un joueur : certaines cartes portent une marque de distribution qui en change complètement la valeur.
Les produits scellés, de la plus petite boîte à la plus grande
Le booster
Le blister
Le Coffret Dresseur d'Élite (ETB)
Le display
Le coffret / la Pokébox
La collection Ultra-Premium (UPC)
1 089 de ces boîtes déclarent au catalogue ce qu'elles contiennent, booster par booster, et 1 575 cartes garanties y sont nommées une par une.
La gradation, ou « le grading »
- Ce que ça change
- Une carte notée 10 peut valoir plusieurs fois la même carte non gradée. En dessous de 8, l'écart se resserre beaucoup.
- Les sociétés
- PSA, BGS, CGC, PCA, CCC, CollectAura. CardoMint en connaît 6, avec leurs 113 notes réelles.
- Chaque société a son échelle
- PSA va de 1 à 10 ; BGS ajoute un « 10 Black » ; CCC écrit « 10 Neuf+ ». Sept notes différentes commencent par « 10 » — un simple nombre les confondrait toutes.
- Quand ça vaut le coup
- Le tarif d'une gradation est fixe. Sur une carte à quelques euros, il dépasse souvent la valeur ajoutée.
- Sur une carte non gradée
- On parle d'« état » : 9 niveaux, de Mint à Poor. C'est une appréciation du propriétaire, pas un verdict.
- Dans CardoMint
- Une carte gradée affiche sa note à la place de son état — la coque porte le verdict, et on ne le retape pas.
Ce qui fait qu'une carte vaut plus qu'une autre
1. La carte elle-même
Le Pokémon, l'illustration, et la demande qu'ils créent. Un Dracaufeu n'a jamais le prix d'un Rattata.2. La rareté imprimée
Le symbole en bas de la carte. Une illustration spéciale rare sort d'un booster sur cent et quelques.3. L'état ou la note
Le facteur qui multiplie tous les autres. Une carte cornée perd l'essentiel de sa valeur.4. La version
Reverse, holo, 1re édition — même numéro, prix parfois triple.5. La langue et le marché
Une carte japonaise, chinoise ou française du même set n'a ni le même tirage ni le même public.6. Le moment
Une réédition, un tournoi, un dessin animé : la cote bouge. C'est pour ça qu'un prix s'affiche toujours avec sa date.
Trois marchés, trois catalogues
International
Japonais
Chinois
Le Japon sort ses extensions en premier, avec un découpage qui lui est propre : une série japonaise ne correspond pas toujours à une série internationale. Taïwan reprend le calendrier et les codes japonais. Les cartes, elles, sont des objets différents — même Pokémon, autre carte.
Par où commencer
- Choisis un axe
- Une série, un Pokémon, une époque. Collectionner « tout » revient à courir après 67 000 cartes.
- Note ce que tu paies, dès la première carte
- La date, le prix et le lieu. Reconstituer ça deux ans plus tard est impossible — et c'est exactement ce que CardoMint enregistre.
- Protège avant de ranger
- Une pochette souple puis une rigide. L'état est le facteur qui multiplie tous les autres.
- Vérifie toujours deux prix
- Le prix demandé et le prix réellement payé sont deux grandeurs. Regarde les ventes conclues avant de conclure.
Les autres jeux viendront
Ce guide couvre le JCC Pokémon, parce que c'est ce que le catalogue porte aujourd'hui — 69 139 produits sur trois marchés. Magic, One Piece et Lorcana suivront quand leurs catalogues seront là.